jeudi 4 août 2011

Héritages du Curé d'Ars

Quelques minutes avec le Saint Curé d’Ars…
«Tu m'as montré le chemin d'Ars je te montrerais le chemin du ciel »
«Il n'y a rien de plus grand que l'homme, et rien de plus petit. Il n'y a rien de plus grand quand on regarde son âme, rien de plus petit quand on regarde son corps.»
«C'est beau de pouvoir plaire à Dieu, si petits que nous sommes.»
«Le calomniateur est semblable à la chenille qui en se promenant sur les fleurs, y laisse sa bave et les salit.»
«Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.»
«La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes.»
«Dans l'âme unie à Dieu, c'est toujours le printemps.»
«Si, à ma mort, je m'aperçois que Dieu n'existe pas, je serai bien attrapé, mais je ne regretterai pas d'avoir passé ma vie à croire à l'amour.»
«Pour notre corps, la mort n'est qu'une lessive.»
«Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu'une mère n'aura retiré son enfant du feu.»
«Les saints n'étaient pas attachés aux biens de la terre ; ils ne songeaient qu'à ceux du ciel. Les gens du monde, au contraire, ne songent qu'au temps présent.»
«Notre langue ne devrait être employée qu'à prier, notre coeur qu'à aimer, nos yeux qu'à pleurer.»
«Plus on connaît les hommes, moins on les aime. C'est le contraire pour Dieu ; plus on le connaît, plus on l'aime.»
«Il y en a beaucoup qui sortent de ce monde sans savoir ce qu'ils y sont venus faire, et sans s'inquiéter davantage. Ne faisons pas de même.»
«Dieu n'a pas besoin de nous : s'il nous commande de prier c'est qu'il veut notre bonheur, et que nous bonheur ne peut se trouver que là.»
«La foi, c'est parler à Dieu comme à un homme.»
«Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l'éternité.»
«Si nous savions toujours entretenir le feu de l'amour de Dieu dans notre coeur par des prières et des bonnes oeuvres, il ne s'éteindrait pas.»
«La prière, c'est l'élévation de l'âme jusqu'au ciel.»
«La prière est une rosée embaumée ; mais il faut prier avec un coeur pur pour sentir cette rosée.»
«Jamais personne n'a été damné pour avoir fait trop de mal ; mais beaucoup sont en enfer pour un seul péché mortel dont ils n'ont pas voulu se repentir.»
«Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d'eau dans l'océan. On ne peut plus les séparer.»
«Nos fautes sont comme des grains de sable en face de la grande montage des miséricordes de Dieu.»
«Le coeur des méchants est une fourmilière de péchés. Il ressemble à un morceau de viande gâtée que les vers se disputent.»
«Dans cette union intense qu'est la prière, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble.»
«Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l'unique chose qui devrait nous occuper.»
«Celui qui a conservé l'innocence de son baptême est comme un enfant qui n'a jamais désobéi à son père.»
«Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes : on ne lui voit que la figure.»
«Une âme pure est comme une belle perle. Tant qu'elle est cachée dans un coquillage, au fond de la mer, personne ne songe à l'admirer. Mais si vous la montrez au soleil, cette perle brille et attire les regards.»
«Allez de monde en monde, de richesse en richesse, vous ne trouverez pas votre bonheur. La terre entière ne peut pas plus contenter une âme immortelle qu'une pincée de farine, dans la bouche d'un affamé, ne peut le rassasier.»
«Il ne faut pas considérer le travail, mais la récompense.»
Le curé d'Ars,
Extrait des Textes et Sermons,
Pensées choisies et petites fleurs d'Ars

mardi 2 août 2011

Saint du Jour 02 Août 2011


St Alphonse de Liguori
SAINT ALPHONSE de LIGUORI
Docteur de l'Église
(1696-1787)
Saint Alphonse de Liguori naquit près de Naples. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien. Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents; "O monde! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus."
Peu après, il entendit une voix lui dire: "Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier..." Aussitôt il répondit, fondant en larmes: "O Dieu! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira." Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.
C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la Congrégation des Rédemptoristes. Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme: rien ne put l'abattre ni le décourager.
Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.
Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple: "Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres!" Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs.
Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-onze ans.
Abbé L. Jaud,
Vie des Saints pour tous les jours de l'année,
Tours, Mame, 1950.